Bahiamansa sur l'eau
Où allons nous? Quand on nous le demande nous répondons: "vers le sud". Sans plus de détails, parce que ça dépendra de la météo. L'objectif est d'atteindre les pays maghrébins en longeant les côtes espagnoles et portugaises... sans casser le bateau!

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Premier volet : l'achat

 

Bahiamansa est l'ancien bateau de Yann (qui a également unBlog sur Uniterre - http://famillelebris.uniterre.com/). C'est un concours de circonstances qui nous l'a faitrencontrer :

 

Mai 2010

 

               Je suis en mer sur le « LaPérouse », chalutier de 25 mètres, embarqué en tant que Mécanicien. Jesuis de quart en passerelle. La mer est belle, grand soleil, bref, lesconditions idéales pour naviguer. Mon vieux projet d'acheter un voilier et deme promener sur l'eau me tarabuste à nouveau. Se vider la tête, régler sesvoiles, se balader, tout ça me manque. J'aimerais bien être sur l'eau pour ladétente, pas que pour bosser. Problème : je n'ai pas les ronds pourinvestir dans un voilier habitable, même petit. Alors je me dis que si la pêcheest bonne j'achèterais une Caravelle. Ce n'est pas un bateau de croisière maisça permet déjà de se promener en longeant les côtes, tranquillement. Etassortie à mon goût pour l'aventure je pourrais même l'emmener faire desrandonnées côtières d'une semaine ou deux. La campagne de pêche se fait, lesjours passent, mon projet reste.

 

Juin 2010

 

                Je suisrentré de mer avec une paye pas trop minable. A la terrasse d'un bistrot avecGéraldine, nous rencontrons Rico, un autre voileux. Nous discutons joyeusement,je lui parle de mon histoire d'acheter un petit canot. Et c'est là que toutcommence. Il a un copain qui vend son bateau, Yann. Je l'arrête, lui dis que jen'ai pas le budget. « Mais non, t'inquiètes pas, tu vas pas acheter uneCaravelle, il le vend pas cher, va voir le bateau, etc. ».

 

Juillet 2010

 

                ChantierPouldu Naval, nous visitons le bateau en présence de Yann. C'est un Gib Sea 24.Pas très grand (7,15 mètres), il est malgré tout largement habitable. Il meparaît assez robuste et bien taillé pour la mer. Je vérifie la coque, le gréement,l'équipement, l'état général. Pas de défaut majeur. C'est ok pour moi. On semet d'accord sur un prix avec Yann. Je suis bien content qu'on ait trouvé unterrain d'entente, d'autant plus que Yann nous laisse le bateau à dispositionen attendant qu'on le paye. Merci Yann, un grand merci !

 

Bilan du premier volet

 

Durant l'été nous naviguons etessayons Bahiamansa sans autre objectif que d'en profiter. Plusieurs baladesentre Groix et Belle-Ile me permettent de me faire la main et de revoircertains trucs. J'avais déjà pas mal navigué avec mon père mais là, commeskipper, il s'agit d'autre chose. Il faut bien appréhender la navigation, gérerle ou les équipiers, pas se rater sur les manœuvres de port, et d'autres trucs.Tout se passe super bien, quelques bonnes expériences, reste plus qu'à passer àla vitesse supérieure.

 

 

 

Deuxième volet : partir

 

            Nouveau rebondissement en septembre,la propriétaire du logement où nous vivions nous met à la porte sans préavis. Plutôtque d'engager une bataille juridique et de persévérer dans une cohabitation quiserait de toute façon désastreuse (nous partagions la maison avec celle- ci),nous déménageons sur le bateau.

            Plusieurs ingrédients se mélangentensuite : plus de logement, Géraldine termine sa saison en restauration,je veux arrêter la pêche, se loger ailleurs nous coûterait cher. Bref, plusrien ne nous retient ici, surtout pas l'hiver qui risque d'être chiant sur lebateau. Donc, le tout combiné à la perpétuelle envie de voyager donne unecroisière vers le sud.

            Techniquement ça consiste à équiperle bateau un peu mieux, faire suivre le courrier, acheter quelques documentsnautiques, un peu d'administratif et voilà. Le reste on le fera sur place.

            Financièrement on fait avec ce qu'ona. Nous avons des bons plans grâce aux copains, on récupère des trucs à droiteà gauche, la générosité s'en mêle. Je parlerais de ces gens dans la rubriqueremerciements, ça aurait été beaucoup plus compliqué sans eux.

 

On vous laisse découvrir la suite à travers le Blog

 

 

 



Publié à 16:16, le 27/09/2010, Le Pouldu
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